Maquette de réception. Les établissements, photographies, tarifs et statistiques présentés forment un jeu de démonstration. Aucun salon réel n’est décrit ici. Lire la méthode

Logiciels libres pour un salon

Le libre n’est pas une catégorie de prix, c’est une catégorie de droits. Pour un salon, cela se traduit parfois par une économie, souvent par une garantie de sortie, et parfois par rien du tout.

Ce qu’il faut retenir

La bonne question n’est pas « libre ou payant », mais « qui détient mes données et à quelle condition puis-je partir ».

  • Sur la mesure d’audience et la cartographie, le libre est au niveau, parfois au-dessus.
  • Sur la caisse et la réservation, l’offre libre existe mais demande des compétences réelles.
  • Gratuit ne veut pas dire sans coût : l’hébergement, les sauvegardes et le temps se paient.
Illustration : agenda de rendez-vous papier ouvert à côté d’un clavier aux touches vierges, l’outil ancien et le nouveau côte à côte.
Image d’illustration : l’agenda papier et le clavier, côte à côte.

Où le libre tient, où il ne tient pas

Une ligne par besoin réel de salon. La colonne de droite est celle qui compte : ce que vous devez savoir faire, ou faire faire.

Évaluation éditoriale au 12 septembre 2026. Aucun éditeur cité ne nous rémunère et aucun lien de cette page n’est commercial.
Besoin Solution libre Verdict Ce que cela demande
Mesure d’audience du site Matomo, Plausible, Umami Équivalent ou supérieur Auto-hébergement ou offre payante de l’éditeur. Bien configurée, une mesure d’audience peut être exemptée de consentement, ce qu’aucun outil publicitaire ne permet.
Site vitrine WordPress, Grav, un générateur statique Équivalent Un hébergement, des mises à jour régulières, une sauvegarde testée. Le coût réel est le temps, pas la licence.
Cartographie sur le site Leaflet ou MapLibre GL, fonds OpenStreetMap Équivalent Attribution obligatoire. Le serveur de tuiles public d’OpenStreetMap n’est pas prévu pour un site à fort trafic : prévoir un fournisseur de tuiles dimensionné.
Géocodage d’adresses Base Adresse Nationale, Photon, Pelias Supérieur en France La Base Adresse Nationale est gratuite, sans clé et prévue pour la production. Le serveur public Nominatim, lui, interdit l’autocomplétion et la collecte systématique.
Recherche interne Meilisearch, Typesense, OpenSearch Équivalent Un serveur à maintenir. Utile seulement quand le volume le justifie : une recherche en base suffit longtemps.
Comptabilité et facturation Dolibarr, Odoo Community Utilisable, exigeant Paramétrage conséquent. Vérifiez la conformité aux obligations de facturation applicables à votre activité avant de vous engager.
Caisse enregistreuse Quelques projets libres existent Prudence Un logiciel de caisse est soumis à des exigences légales d’inaltérabilité et de conservation. Ne retenez une solution, libre ou non, que si son éditeur documente précisément sa conformité.
Réservation en ligne avec agenda Cal.com, Easy!Appointments Utilisable, incomplet Ces outils gèrent des rendez-vous, pas les spécificités d’un salon : durées variables selon la longueur, enchaînement des postes, temps de pose. L’écart se comble par du paramétrage, parfois du développement.
Rappels par SMS Aucun équivalent libre Inexistant L’envoi de SMS passe par un opérateur : c’est un coût au message, quelle que soit la licence du logiciel qui déclenche l’envoi.
Fiche Google Business Profile Sans objet Inexistant Aucune alternative libre ne remplace une fiche sur un moteur dominant. Contribuer à OpenStreetMap améliore en revanche votre présence dans de nombreux autres outils.

Le vrai bénéfice est la garantie de sortie

Le jour où vous changez d’outil, une seule question compte : partez-vous avec vos données, dans un format exploitable, sans demander l’autorisation ?

Avec un logiciel libre correctement hébergé, la réponse est oui par construction : la base est chez vous. Avec un service propriétaire, elle dépend d’une fonction d’export que l’éditeur peut restreindre, facturer ou dégrader.

Cette question se pose avant la signature, pas au moment du départ. Demandez un export d’essai pendant la période de test, et regardez ce qu’il contient réellement : historique des rendez-vous, fiches clients, ou seulement une liste de noms.

Gratuit ne veut pas dire sans coût

Un outil libre auto-hébergé suppose un serveur, des mises à jour de sécurité, des sauvegardes vérifiées et quelqu’un pour intervenir quand il tombe un samedi matin.

Comparez donc un abonnement mensuel à son équivalent complet : hébergement, temps de maintenance valorisé à votre taux horaire, et coût d’une indisponibilité un jour de forte affluence. Pour beaucoup de salons indépendants, l’offre hébergée d’un éditeur libre est le bon compromis : les droits du libre, sans l’exploitation technique.

C’est une décision économique ordinaire, à traiter avec le calculateur de seuil de rentabilité comme n’importe quelle autre charge fixe.

Un avantage concret sur le consentement

Certaines solutions de mesure d’audience peuvent, lorsqu’elles sont configurées strictement, être exemptées de recueil de consentement. L’exemption dépend de leurs usages et de leurs paramètres, pas du nom du logiciel ni de sa licence.

L’intérêt pratique est réel : pas de bandeau bloquant, donc pas de perte de mesure liée aux refus, et une conformité plus simple à démontrer. Encore faut-il respecter la configuration exigée, et ne pas réintroduire un traceur publicitaire à côté.

Une mesure côté serveur ne supprime aucune obligation : ce qui compte est la finalité du traitement, pas l’endroit où le code s’exécute.

Contribuer plutôt que consommer

Les données ouvertes reposent sur des contributeurs et sur des infrastructures financées par des associations ou des services publics. Les utiliser sans jamais rien rendre fonctionne, jusqu’au jour où l’infrastructure cède.

Pour un salon, contribuer coûte peu : vérifier sa propre position et ses horaires dans OpenStreetMap, renseigner sa fiche acceslibre, signaler une fermeture. Ces informations servent ensuite dans des dizaines d’outils que vous ne contrôlez pas.

De notre côté, nous republions les agrégats de l’observatoire sous licence ouverte, et nous espaçons nos requêtes pour ne pas peser sur des services gratuits. Nos données sont téléchargeables.

Ce que ce site utilise

Par cohérence, voici la pile de cette maquette, sans dépendance de construction ni bibliothèque cliente.

  • HTML, CSS et JavaScript écrits à la main, sans cadriciel ni étape de compilation.
  • Un générateur statique de quelques centaines de lignes en Python, versionné avec le site.
  • Les polices Bricolage Grotesque, Instrument Sans et IBM Plex Mono, sous licence libre SIL Open Font License.
  • Aucun traceur, aucune régie, aucune bibliothèque chargée depuis un tiers.

Le socle de production visé reste WordPress, lui aussi libre, avec un plugin métier versionné distinct du thème.

Cette page est éditoriale et ne comporte aucun lien commercial. Coiffeur.biz vend par ailleurs des prestations numériques aux salons, ce qui constitue un conflit d’intérêts sur le sujet « site vitrine » : il est signalé ici comme il l’est dans nos comparatifs. Notre méthode.